Parti le 15 décembre au soir de Ouessant sur notre tentative de trophée Jules Verne, nous arrivons au bout de ce tour du monde. Avec le sentiment du devoir accompli et la consécration: Nous avons battu le record!

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Le passage du Cap Horn a été un instant d’équipe magique: Proche des côtes, de jour, un beau moment de partage. On a coutume de dire qu’après le Cap Horn, le travail est terminé. On met le clignotant à gauche, on remonte l’atlantique et on rentre à la maison.

Un Atlantique Sud très complexe

L’Atlantique Sud et l’anticyclone de Sainte-Hélène nous ont offert un défi stratégique de taille. Assez étendu, il nous a fait une jolie barrière nous forçant à aller très Est et à allonger la route. A la fin de ce contournement, nous connaissons notre première belle avarie: le bout d’amure du J0, notre plus grande voile d’avant, explose. Aussitôt, tout se met en place pour réparer ce bout et cette voile, entaillée. Cette mésaventure, qui aurait pu occasionner de plus gros dommages est maitrisée. Nous repartons à toute vitesse dans les Alizés, dans une mer assez plate. Comme le dit Pierre Leboucher, nous sommes sur un billard. Bien qu’il faille faire attention au matériel, l’occasion est parfaite pour lancer Sodebo à vive allure et essayer de creuser l’écart sur le fantôme du record que nous chassons.

Une situation météo particulière dans l’Atlantique Nord

Le Pot-au-noir passé, la stratégie à suivre dans l’Atlantique nord (que nous regardions depuis quelques jours) s’affine: l’anticyclone des Açores se trouve être très à l’ouest par rapport à sa position habituelle. Cela a 2 conséquences:
– Nous pouvons passer à l’Est de celui-ci (ce qui est plutôt une bonne nouvelle puisque cela raccourcit la route).
– Nous allons devoir remonter les alizés d’Atlantique Nord au près. A cette allure proche du vent, notre Ultim volant a un vrai avantage de vitesse par rapport à Idec. Néanmoins, l’état de la mer nous force à garder le pied sur le frein pour ne pas abimer le bateau.

Un ultime défi pour notre Ultim Volant

Le contournement de l’anticyclone marque le début de notre ultime défi. Et il se prénomme Ingrid. Lors d’un tour du monde, la crainte de la casse est toujours présent. Cette crainte en toute fin de parcours l’est encore d’avantage mais nous n’avons pas le choix. Pour battre le record, nous ne pouvons pas attendre que cette tempête passe. Nous nous y engageons donc avec courage, humilité, et en adaptant notre stratégie pour préserver au maximum le bateau et nous-mêmes.

Après 48h très dures, nous bouclons ce tour du monde en battant le record. 40 jours, 10 heures, 45 minutes et 50 secondes. Nous sommes, tous les 7, désormais, les marins les plus rapides à la voile autour de la planète. Une belle arrivée à Brest, et un superbe moment de partage avec nos familles et tout le public réuni. Merci à tous de nous avoir suivi, sur la carto Sodebo, à Brest, derrière vos écrans.

Partir de Ouessant: ✅
Franchir l’Equateur: ✅
Passer le Cap de Bonne Espérance: ✅
Passer le Cap Leeuwin: ✅
Passer le Cap Horn: ✅
Refranchir l’Equateur: ✅
Revenir à Ouessant: ✅

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